Marie Curie, une femme d’exception
Pour cette dernière conférence de l’année scolaire, une centaine de personnes s’étaient déplacées pour écouter monsieur Henri Magdelenat, ancien chercheur à l’Institut Curie de Paris, retracer la biographie, le parcours personnel et professionnel et la vie sentimentale de Marie Curie.
Née Manya Sklodowska en 1867, à Varsovie, issue d’une famille d’enseignants cultivés, Marie Curie est décrite comme une enfant précoce et studieuse.
Elle s’exile en France à l’âge de 24 ans pour entamer des études universitaires à la Sorbonne. En 1893, elle obtient une licence de physique, en 1894 de mathématiques. C’est l’année où elle rencontre Pierre Curie, étudiant lui aussi. Ils se marient en 1895 et étudient ensembles les propriétés des minéraux, en particulier de l’uranium. Ils manipuleront des tonnes de ce minerai pour en isoler le chlorure de radium dans des conditions très précaires.
Leurs descriptions des premiers radio éléments sont récompensés en 1903 par un prix Nobel de Physique, décerné pour moitié à Henri Becquerel, pour moitié à Pierre et Marie Curie.
Après le décès accidentel de Pierre en 1906, Marie accepte de reprendre son poste d’enseignant à la Sorbonne et dirige leur laboratoire de recherche, l’Annexe de la Sorbonne. Elle s’attache à accueillir des étudiantes étrangères et à proposer un enseignement avec Travaux Pratiques.
Marie Curie sera au cœur d’un scandale pour sa liaison avec Paul Langevin.
En 1911, sa candidature à l’Institut des Sciences est refusée, « par tradition ». Elle obtient pourtant le prix Nobel de Chimie cette même année.
Pendant la première Guerre Mondiale, Marie Curie se distingue en créant des unités mobiles de radiologie sur les Fronts et y participe elle-même avec sa fille Irène.
Elle fonde l’Institut Curie en 1921 à Paris, en 1932 à Varsovie et sera nommée à l’Académie de Médecine en 1922.
Elle décède dans un sanatorium en 1934.
Pierre et Marie Curie sont entrés au Panthéon le 16 avril 1995.
Marie Curie a dû se battre tout au long de son existence pour étudier et être reconnue comme une scientifique, puis pour permettre aux femmes de faire des études supérieures.
Henri Magdelenat a conclu son exposé en précisant que Pierre Curie a toujours eu à cœur de mettre Marie en avant en tant que scientifique et que c’est ce qui a permis sa reconnaissance au plus haut niveau des Sciences.





