Poussière de marbre… Une évocation en images des symposiums de sculpture à Digne (1983 – 1991)
C’est devant une salle de l’Abbé Féraud comble (plus de 160 personnes), qu’André Poggio, vice-président de la SSL, a présenté le fruit de ses recherches sur les 5 symposiums de sculpture de Digne, organisés tous les 2 ans, de 1983 à 1991, dans le sillage de celui de Carrare en Italie.
Le conférencier a évoqué la genèse du projet, avec les protagonistes de l’époque : Endro Cipollini, sculpteur, Léo Lapara, ancien assistant de Louis Jouvet, et, pour la mairie de Digne, Jean-Claude Moulard, 1er adjoint, Pierre Rinaldi, maire, Noël Durand, directeur de l’école des Beaux-Arts.
Les blocs de marbre, pesant de 3 à 8 tonnes chacun, offerts par la carrière Michel Ange de Carrare, étaient acheminés à Digne gratuitement par des entreprises locales.
Des sculpteurs du monde entier présentaient un dossier pour candidater à ce concours de sculpture, 12 étaient retenus pour réaliser leur œuvre devant le public dignois. Le Pré de foire s’animait alors des bruits des différents outils des sculpteurs et du ferronnier Lucifero. Les dignois se pressaient nombreux pour suivre l’évolution du travail des artistes.
La palmarès était décerné par une commission composée d’artistes et différents intervenants locaux. A partir de 1985, un prix a également été décerné par le public.
La conférence était illustrée de nombreux documents d’époque : photos de Maurice Brun, de coupures de presse, des Archives Communales et du conférencier, vidéos de Jean-Jacques Pastor et des journaux télévisés de FR3.
De ces 5 symposiums, il nous reste 70 sculptures, réparties pour la plupart à divers endroits de la ville et qu’André Poggio a patiemment inventoriées.
Le conférencier a terminé en regrettant qu’il n’existe pas de document répertoriant et indiquant les emplacements de ces œuvres, parfois dégradées, peu visibles et peu valorisées.
L’auditoire a tenu à témoigner de ses souvenirs encore très vifs de ces 5 symposiums qui suscitaient un réel engouement local, relayé par la presse spécialisée de l’époque.





